4.33333333333336

Le petit Nicolas

()

Personnages

Nicolas

 

 

Signes distinctifs
- Narrateur et héros des histoires. « C’est un enfant qui raconte ce qui se passe
autour de lui », explique René Goscinny.
- D’après René Goscinny, il a entre six et dix ans.
Phrases cultes
« C’est drôlement chouette »
« Alors là c’est drôlement pas juste, c’est vrai quoi, à la fin ! »
Caractère
- Nicolas fait de temps en temps des colères : « J’ai essayé de pleurer un coup, mais
avec maman, ça ne sert presque jamais à rien. » et lance toutes sortes de
menaces : « Alors je me suis mis à pleurer, j’ai dit que ce n’était pas juste, et que je
quitterais l’école, et qu’on me regretterait bien. »
- Enjoué, il aime rire et s’amuser avec ses copains.
- Généreux, il aime faire des cadeaux à sa maman dès qu’il a un peu d’argent (un
joli foulard, un chouette corsage, une robe, des gants, une ceinture et des
chaussures pour sa maman !)
- Volontaire et serviable, il propose souvent son aide à sa maman.
- Elève plutôt moyen (« Elève turbulent, souvent distrait. Pourrait faire mieux », a
écrit sa maîtresse sur son carnet).
- Il fait souvent des bêtises, pas bien méchantes mais qui agacent sa maman et son
papa. Ses bonnes intentions tournent souvent à la catastrophe ! Il est très
maladroit (quand il se cire il met du cirage sur le sol de la cuisine, quand il aide il
casse tout !)
- Les animaux, les chiens [Rex], les chats [Bonbon], et même les têtards [King] !
- Bon camarade, il n’a que des meilleurs copains, les autres, dit‐il, ne sont pas des
copains !
Il aime
- Quand sa grand‐mère, mémé, vient le voir car elle le gâte (cadeaux, bonbons,
reste de poulet à la crème, gâteaux, oeufs en chocolat…) au grand dam de son
papa qui ne supporte pas sa belle‐mère !
- Jouer aux dames et aux billes. Il est très fort aux dames !
- Faire plaisir à Marie‐Edwige en faisant des galipettes. Il aimerait bien se marier
avec elle, plus tard.
- Ce qu’il aime le plus c’est le foot, après son papa et sa maman, bien sûr !
- Rire. C’est pourquoi il apprécie tonton Eugène qui fait plein de blagues et M.
Blédurt qui fait des tours de magie et taquine papa.
- Raconter des blagues à ses parents (celle du tigre) mais il se vexe quand son papa
connaît déjà la chute.
- Quand ses parents ont des invités, car ils ne sortent pas et le lendemain il peut
manger des restes de gâteau au chocolat.
- Lire des illustrés : « c’est un illustré avec des histoires formidables, avec plein de
bandits, de cow‐boys, d’aviateurs, de pirates, très chouette. »
- Aller au cinéma pour voir des films de cow‐boys (par exemple, « Le mystère de la
mine abandonnée ») ou de capes et d’épées (« Le retour de d’Artagnan »)
- Les bagarres pendant la récré. Nicolas trouve que les récrés ne durent pas assez
longtemps quand il se bat avec ses copains, il explique : « c’est peut‐être parce
qu’on s’est tellement amusés ».
- Jouer avec ses amis dans le terrain vague même si sa maman n’est pas d’accord :
« tu reviens dans un état de saleté incroyable ! »
Il n’aime pas
- Faire ses devoirs et demande toujours de l’aide (à sa maman, à son papa, au
voisin M. Blédurt).
- Mettre le costume bleu marine (celui qui a des plis au pantalon), la chemise
blanche en soie et la cravate à pois, il dit qu’il a l’air d’un « guignol » et se rassure :
« j’étais bien content que les copains ne puissent pas me voir ! »
- Être mis en retenue le jeudi parce que ça fait des tas d’histoires chez lui et il est
privé de dessert.
- Ranger sa chambre.
- Quand ses copains disent qu’il est amoureux. « Amoureux, moi ! Ils me font bien
rigoler ; comme si on pouvait être amoureux d’une fille, même de Marie‐Edwige. »
Objets fétiches
- Le lapin en pâte à modeler fait à l’école, élu meilleur lapin de la classe, il lui
vaudra la première place, devant Agnan.
- Ses illustrés
- L’avion offert par mémé
- La trompette achetée avec les sous que son papa lui a donnés
- Le train électrique
- L’auto électrique offerte par son papa
Plus tard…
Il aimerait être pilote et s’acheter un avion.

 

Alceste

 

 

Phrase culte
« Je n’ai plus rien à manger ; il faut que je rentre chez moi, sinon je vais être en retard pour
le goûter. »
Signes distinctifs
« C’est mon meilleur copain, un gros qui mange tout le temps. »
« Avec Alceste, on rigole toujours, même quand on se dispute. »
- Il est généreux : « Alors je me suis mis à pleurer et Alceste m’a donné un petit bout
de son croissant, et là, ça m’a tellement étonné que je me suis arrêté de pleurer,
parce que c’est la première fois que je vois Alceste donner un petit bout de quelque
chose qui se mange à quelqu’un. »
- D’après Nicolas, « Alceste est drôlement empâté ».
- Quand il parle, il envoie toujours des miettes à la figure !
- Il est toujours dessiné avec une tartine dans la main.
- Il a toujours les mains collantes ou pleines de beurre (à cause de ses tartines).
- Il peut être très irascible quand on l’empêche de manger. Lorsque la tartine
d’Alceste tombe dans le tas de sable, Nicolas dit qu’il ne l’a jamais vu comme ça :
« il était rouge et il mordait la jambe d’un grand ».
- Il est très susceptible sur son physique et son poids et boude très facilement dès
lors qu’il ne peut plus manger tranquillement.
- Il habite entre l’épicerie et la charcuterie (« ce qui lui plaît beaucoup »), derrière le
restaurant d’où sortent des odeurs de cuisine, c’est peut‐être pour cela qu’Alceste
a toujours faim.
- Il ne peut jamais jouer très longtemps avec Nicolas car il doit rentrer pour goûter
ou dîner (« Je ne peux pas rester très tard, il y a du potaufeu
pour dîner ce soir, et
c’est moi qui ai l’os à moelle. ») et quand il est invité à un goûter d’anniversaire il
apporte toujours son casse‐croûte au cas où !
- Un peu moralisateur parfois… « C’est pas bien de faire le guignol quand on souffle,
c’est presque aussi mal que de chiper de la nourriture à un copain ! »
Il aime
- Manger, bien évidemment.
- Tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la nourriture : quand il voit le
nouveau réfrigérateur de Nicolas il regarde immédiatement ce qu’il y a à
l’intérieur ; quand la maîtresse lui demande de dessiner une pomme il pense à la
tarte aux pommes que fait sa maman ; ses lectures préférées sont les livres de
cuisine. « Alceste, il me montrait du doigt les images et il avalait de la salive. »,
jouer avec Nicolas et ses copains, même s’il ne peut pas toujours participer aux
jeux car il a souvent un sandwich ou un petit pain dans la main (« Bon, j’ai fini ma
tartine, on peut commencer. »)
- Jouer à Barbe Rouge, au train électrique, aux billes, aux échecs, à Lancelot…
- Passer ses vacances chez son oncle, charcutier en Auvergne, ou aller dans le
Périgord pour manger des truffes (chez un ami de son papa qui a une
charcuterie).
- Les glaces : « Vite ! un cornet simple, vanille, pistache, fraise et framboise ! »
- Le cochon, « depuis qu’il a lu que tout se mange dans le cochon et qu’avec le reste
on fait de la charcuterie ».
- Les émissions de radio où l’on donne des recettes de cuisine (comme celle du
civet de lapin).
- Se déguiser en Indien même si ses copains se moquent de lui en disant qu’il
ressemble à un gros poulet avec ses plumes : « Toi, l’Indien, taistoi
ou je te donne
un coup de pied dans le croupion ! »
Il n’aime pas
- Qu’on l’empêche de manger.
- Sauter un repas. Quand Nicolas décide de fuguer, Alceste ne peut pas le suivre,
voici ce qu’il donne comme excuse à Nicolas : « t’es pas un peu fou, ma mère fait de
la choucroute ce soir, avec du lard et des saucisses, je ne peux pas partir. »
- Quand ses tartines tombent : « quand on se cogne sur Alceste, il y a toujours
quelque chose à manger qui tombe » et Nicolas ajoute : « avec les tartines d’Alceste,
il ne faut pas rigoler, surtout les beurrées ».
- Qu’on le traite de « gros » et qu’on se moque de lui (Alceste sait se défendre) :
« Répètele
que j’ai du gras ! » dit‐il à Clotaire.
- Qu’on le traite d’imbécile. Il s’emporte et dit : « Dès que j’ai fini mes tartines, tu vas
voir ! »
- Se baigner, car ça fait toujours moins de deux heures qu’il a mangé. « Je n’aime
pas me baigner dans les piscines. »
- Courir et donc il préfère être goal quand il joue au football. « Nous, on est d’accord,
il est très large et il couvre bien le but. »
- La bagarre car il ne peut pas y participer : il est en train de manger !
- La naphtaline.
Objet fétiche
– De la nourriture, sous n’importe quelle forme ! Sandwich au fromage, pains au
chocolat, madeleines, tartines de beurre, croissant, bonbons, chocolat, tarte aux
pommes, gâteau au chocolat, boeuf en daube, choucroute, brioche, pain d’épices…
Plus tard…
On peut imaginer qu’Alceste aimerait être charcutier.
Anecdote
– La seule fois où Alceste ne pense pas à manger c’est quand il fume un cigare en
cachette avec Nicolas : l’odeur et le goût du cigare lui ont coupé l’appétit ! « Ça me
fait tout chose, je n’ai plus faim. »
Apparitions remarquées
« Je fume », Le Petit Nicolas
« Je suis malade », Le Petit Nicolas
« On a bien rigolé », Le Petit Nicolas
« Alceste a été renvoyé », Les récrés du Petit Nicolas
« Les échecs », Le Petit Nicolas a des ennuis
« Barbe Rouge », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1

 

Geoffroy

 

 

Phrase culte
« Vous avez vu ? J’ai tout ce que je veux comme jouets, mon papa il me donne de tout ! »
Signes distinctifs
« Il a un papa très riche qui lui achète tout ce qu’il veut. »
- Il apporte souvent des nouveaux jeux à l’école : des patins, un appareil photo, un
jeu de « hoplà », un stylo avec une plume en or… mais aussi dans le parc (bateau),
à la piscine (un cheval en caoutchouc), au terrain vague (des planches pour
construire une maison)…
- Il n’en demeure pas moins qu’il est très soigneux avec ses affaires : « Geoffroy a
repris son stylo, et comme, il était plein d’encre, il l’a bien essuyé sur sa manche. »
- Il aime se mettre en avant devant la bande : « Le capitaine, c’est moi, je suis le
mieux habillé. »
- Toutes ses fantaisies lui valent souvent des remontrances ou des punitions : c’est
celui qui en récolte le plus après Clotaire, et la plupart des objets qu’il amène à
l’école sont confisqués.
- Mais il n’est pas toujours un bon camarade ; c’est un tricheur (« il a copié sur un
camarade ») un menteur (« il dit n’importe quoi »), un bagarreur (« je suis le chef
et ceux à qui cela ne plaît pas, je peux leur donner des coups de poing sur le nez »),
un égoïste d’après Eudes et un crâneur selon Clotaire.
- Il devient le meilleur copain de tout le monde quand il s’agit d’acheter des glaces !
- Son inventivité à trouver toujours de nouvelles idées de jeu lui confère sa place
dans la bande : il crée la bande des Vengeurs et son emblème, le code secret des
copains.
Il aime
- Un peu prétentieux, faire patienter ses copains avant de leur montrer les
nouveautés qu’il ramène à l’école : « il aime bien faire des mystères, Geoffroy, ce
qu’il peut être énervant. »
- Se déguiser : il ramène des panoplies complètes de footballeur, de martien, de
cow‐boy, de mousquetaire…
- Se vanter auprès de ses petits camarades : « Si vous voulez je peux vous donner un
coup de main ; à la maison, mon papa a un appareil comme celuilà,
en mieux. »
- Inviter ses amis chez lui : « il a une piscine en forme de rognon, une salle à manger
grande comme un restaurant, un maître d’hôtel, Albert, et des tas de jouets. »
- Commander ses camarades. Il décide de créer une bande et d’en être le chef car
« le chef c’est le mieux habillé. Le chef c’est moi ». Du coup, il énerve les autres :
« Parce qu’il m’énerve, à la fin, Geoffroy, à vouloir commander tout le temps ! »
- que son papa l’encourage en lui faisant des cadeaux : un ballon de rugby pour
qu’il ne soit plus avant‐dernier en grammaire, une boite de magie pour sa 12 ème
place en orthographe…
- Prendre un air supérieur en s’adressant à ses camarades : « Et pourquoi je vous en
prie ? Il y a des tas de choses qui sont défendues au square, mais j’ai jamais vu qu’il
soit défendu de prendre de l’eau. L’eau, c’est comme l’air, c’est à tout le monde. » /
« Château ? Quel château ? Vous me faites rigoler, on dirait un plat de purée. » /
« Imbécile ! »
- Proposer de nouveaux jeux : « Si on jouait à la corrida ? »
- Skier : « je vais participer à des championnats […] et comme j’irai très vite, j’aurai
besoin de lunettes d’aviateur. »
Il n’aime pas
- Qu’on dise que ce qui lui appartient ne vaut rien : « Répète un peu qu’elle n’est pas
en or ma plume ! »
- Que ses camarades se moquent : « Vous n’êtes que des méchants et des jaloux ! »
- Quand ses copains ne veulent pas jouer à ses jeux : « Avec vous, on ne peut jamais
jouer à des jeux intelligents. Vous êtes tous bêtes ! Tous ! »
- Partager avec ses camarades. « Si j’achète quatre doubles cornets, je mange quatre
doubles cornets. J’ai pas de raison d’en donner à des minables. »
Objet fétiche
- Son portefeuille dans lequel il met les sous que lui donne son papa.
Plus tard…
Il aimerait travailler dans la banque de son père pour « gagner des tas d’argent ».
Anecdote
- Geoffroy a tout ce qu’il veut mais n’a pas la petite voiture que le papa de Nicolas a
fabriquée pour son fils. Le papa de Geoffroy doit donc demander au papa de
Nicolas de lui prêter main forte pour en réaliser une ! Tout ne s’achète pas…
Apparitions remarquées
« Le code secret », Le Petit Nicolas et les copains
« L’insigne », Le Petit Nicolas a des ennuis
« Les invincibles », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« La maison de Geoffroy », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« La quarantaine », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« Le voyage de Geoffroy », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« Le bateau de Geoffroy », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2
« Hop‐là », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2
« Le stylo », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2

 

Clotaire

 

 

Phrases cultes
« C’est quoi les 22 mètres ? On dirait de l’arithmétique votre truc ! »
« C’est quoi, camper ? »
Signes distinctifs
« C’est le dernier de la classe. Quand la maîtresse l’interroge, il est toujours privé de récré. »
- D’après Nicolas, s’il est le dernier « c’est parce qu’il n’est pas fort en arithmétique,
en grammaire, en histoire et en géographie, c’est en dessin qu’il se débrouille le
mieux. »
‐ Il fait plein de fautes d’orthographe :
• Sur son gâteau d’anniversaire il écrit « bon aniversère »
• Il rédige lui‐même un mot d’excuses et la maîtresse s’aperçoit que c’est lui
qui l’a écrit à cause des fautes ! « La maîtresse n’aime pas beaucoup les
excuses, et il faut faire attention parce que ça peut faire des histoires, comme
la fois où Clotaire a apporté une excuse tapée à la machine. Et la maîtresse a
reconnu les fautes d’orthographe de Clotaire, et elle a envoyé Clotaire chez le
directeur qui voulait mettre Clotaire à la porte, mais malheureusement, il
n’a été que suspendu, et son père, pour le consoler, lui a payé un chouette
camion de pompiers avec une sirène qui marche, à Clotaire. »
- Il ne comprend jamais rien. Nicolas dit : « Mais moi, je le connais bien, Clotaire. J’ai
vu qu’il n’avait rien compris. »
- Comme il s’endort toujours en classe, au moindre bruit qui le réveille, il se lève
automatiquement pour aller au piquet. « Hé,
Alceste ! Regarde ! Il neige ! j’ai
soufflé à Alceste, qui a prévenu Maixent, qui a fait des signes à Joachim, qui a donné
des coups de coude à Geoffroy, qui a prévenu Eudes, qui a réveillé Clotaire, qui s’est
levé pour aller au tableau parce qu’il croyait qu’on l’interrogeait. »
- Il se décourage facilement : « Le lendemain, à l’école, Clotaire était tout triste ; il
nous a dit qu’à cause de nous, il ne pourrait pas conduire une locomotive. Il nous a
expliqué qu’il voulait conduire une locomotive quand il serait grand, mais après la
fête d’hier, il ne grandirait plus parce que son papa lui a dit qu’il n’aurait plus
jamais d’anniversaires. »
- C’est un bon copain qui reçoit même le prix de la camaraderie à la distribution
des prix.
- C’est le seul qui ait la télévision
- Il est très maladroit : se casse le bras en tombant sur un petit camion rouge chez
lui, renverse les livres dans la librairie de M. Escarbille « J’y ai presque pas
touché ! », casse la vitrine de l’épicerie de M. Compani…
Il aime
- Faire rire ses camarades, même à ses dépens.
- Fêter son anniversaire avec ses copains.
- Faire du vélo. « Il a un vélo de courses avec un portebagages,
c’est d’ailleurs pour
cela que c’est un vélo de courses : pour faire les courses pour sa maman. Il aimerait
faire le Tour de France plus tard. »
- Porter des lunettes, « Comme ça, je ne serai pas le dernier ! », explique‐t‐il.
- Montrer qu’il sait des choses parce qu’il les a vues à la télé… « ça, je l’ai entendu
une fois à la télé ! »
Il n’aime pas
- Que les autres se moquent de lui. Quand il demande où se trouve l’Espagne, ses
amis rient et lui, se vexe.
- Se faire traiter d’imbécile ou d’idiot par ses copains, et quand ils jouent au jeu du
Hoplà, recevoir le pion en forme d’âne.
- La remise des carnets : « Je vais commencer à distribuer les carnets, a dit la
maîtresse, et Clotaire s’est mis à pleurer. » « Le papa et la maman de Clotaire le
privent de dessert et de télévision. Ils sont tellement habitués qu’une fois par moisle
jour du carnet de notes sa
maman ne fait pas de dessert et son papa va voir la
télévision chez les voisins. »
Objet fétiche
- Son vélo jaune
Plus tard…
Il aimerait être pompier entre les épreuves du Tour de France.
Anecdotes
- Clotaire deviendra le chouchou de la remplaçante de la maîtresse (elle se trompe
et l’appelle Hilaire) : « C’est très bien, Hilaire. Je vois que vous savez. Allez vous
asseoir. Très bien. » La maîtresse ordonne même à Agnan : « Eh bien, au lieu de
faire le clown en classe, vous feriez mieux de prendre exemple sur votre camarade
Hilaire. »
- Sa meilleure note : un 3 en arithmétique qui lui vaut l’avant‐dernière place. « Le
dernier, c’est un nouveau dans la classe qui a copié sur Clotaire. »
- Il porte des lunettes dans une histoire. Clotaire explique pourquoi à ses amis :
« c’est le docteur qui a dit à mes parents que si j’étais dernier, c’était peut être
parce que je ne voyais pas bien en classe. » Nicolas est très étonné et n’est pas vraiment
convaincu de la pertinence des propos du médecin !
- Il croit encore au Père Noël : « moi j’ai vu le Père Noël dans un magasin […] même
que je me suis assis sur ses genoux. »
Apparitions remarquées
« Les boy‐scouts », Les récrés du Petit Nicolas
« Le bras de Clotaire », Les récrés du Petit Nicolas
« Clotaire a des lunettes », Le Petit Nicolas et les copains
« Les athlètes », Le Petit Nicolas et les copains
« L’anniversaire de Clotaire », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« La nouvelle », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« Clotaire déménage », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« Rugby à XV », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2

 

Agnan

 

 

Phrase culte
« Mes lunettes ! J’ai des lunettes ! »
Signes distinctifs
« C’est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse, nous on ne l’aime pas trop. »
– Comme il porte des lunettes, « on ne peut pas lui taper dessus aussi souvent qu’on
le voudrait ».
– Très studieux, même lorsque la maîtresse emmène les enfants visiter la fabrique
de chocolat, il emporte toujours son cartable. « J’ai apporté un cahier pour prendre
des notes pendant la visite. C’est pour la rédaction. »
– Il a toujours le bras levé pour répondre aux questions de la maîtresse ou pour
poser une question. « Baissez votre bras, Agnan, je vous interrogerai plus tard. »
- Il peut se mettre dans de drôles d’états, si on le contrarie, il menace de prévenir le
directeur, ses parents et même de se tuer, il est capable de devenir tout rouge, de
pleurer et de se rouler par terre. « Il s’est mis à hurler qu’il ne voyait plus, que
personne ne l’aimait et qu’il voulait mourir. »
- Il n’apporte jamais rien à l’école, sauf… les oreillons ! et toute la classe a été
malade pendant les vacances !
- Il n’est pas courageux : « Agnan s’est mis derrière la maîtresse et il a dit qu’on ne
devait pas le frapper, qu’il avait des lunettes. »
- Bien élevé et gentil, d’après la maman de Nicolas. Elle pense que c’est le seul ami
de la classe qui est fréquentable et que son fils devrait prendre exemple sur lui.
Il aime
- Avoir de bonnes notes.
- Repasser ses leçons pendant la récréation. « Il est fou, Agnan ! »
- Dessiner les cartes de France.
- Etaler ses connaissances devant la maîtresse, le directeur, les parents de ses
camarades…
- Prendre la place de la maîtresse quand elle est absente : « Tu feras silence quand
moi je voudrai, parce que la maîtresse a dit que c’était moi qui commandais. »
- Reprendre ses camarades quand ils se trompent : « il faut dire « un » insigne et
non pas « une »… »
- Dénoncer ses petits camarades : « Mademoiselle ! Clotaire n’est plus au piquet ! Il a
repris la place de Geoffroy ! », ce qui lui vaut d’être traité de « cafard », de
« traître » ou de « fou » par ses petits camarades.
- Narguer ses camarades : « bisque bisque rage ».
- Passer ses vacances en Angleterre pour apprendre l’anglais.
Il n’aime pas
- Qu’on le contrarie.
- Les nouveaux élèves qui risquent de lui prendre sa première place. « Avec nous,
Agnan sait qu’il est tranquille. »
- Quand Clotaire porte des lunettes, il a peur de ne plus être le premier de la
classe !
- Les remplaçantes de la maîtresse dont il n’est pas le chouchou.
- Le dessin, « parce que comme on ne peut pas apprendre par coeur, il n’est pas sûr
d’être le premier. »
- Le chocolat. Il explique : « le chocolat, ça me rend malade. Depuis que j’étais petit,
le docteur m’a dit que je ne devais pas en manger, parce que… »
- Qu’on l’emmène chez le docteur ou à l’infirmerie, malgré ses crises de nerf : « je
ne peux pas aller chez les docteurs, je suis malade ! »
Objets fétiches
– Un livre
– Une encyclopédie
Plus tard…
Il aimerait être professeur.
Anecdotes
- Il sera mis en retenue une seule fois.
- Il sera mis au piquet une seule fois : « C’est la première fois qu’il y va et il ne savait
pas comment faire et on lui a montré. »
- D’habitude il ne joue pas dans la cour avec ses camarades, sauf avec le tas de
sable, mais dès qu’une bagarre éclatera il partira.
- Une seule fois il aura un zéro donné par la remplaçante de la maîtresse et sera
qualifié de « forte tête », de « comique » et de « clown » par cette dernière.
- Il accepte de tricher pendant la composition d’arithmétique contre trente‐deux
billes.
- Il est gardien de but à la place de Clotaire qui repasse ses leçons : les rôles sont
inversés !
Apparitions remarquées
« Je fréquente Agnan », Le Petit Nicolas
« La distribution des prix », Les récrés du Petit Nicolas
« Les docteurs », Le Petit Nicolas et les copains
« La nouvelle », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1
« La composition d’arithmétique », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2

 

Eudes

 

 

Phrase culte
« Tu veux mon poing sur ton nez ? »
Signes distinctifs
« Il est très fort et il aime bien donner des coups de poing sur le nez des copains. »
- « C’est un chouette copain », d’après Nicolas, même si c’est celui avec qui tous se
bagarrent le plus : « Et moi, je lui ai donné un coup de pied, à Eudes, parce qu’à moi
il ne me fait pas peur, non mais sans blague, et lui il m’a donné un coup de poing sur
le nez et ça m’a fait pleurer, mais les yeux seulement ; ça me fait toujours ça quand
Eudes me tape sur le nez, c’est drôle.”
- Eudes ne craint rien. Il dit haut et fort ce qu’il a en tête, même en présence du
directeur : « Si on me met un noeud dans les cheveux, ça va fumer », lâche‐t‐il à
l’idée de défiler déguisé devant le ministre.
- Il n’a peur de personne, même pas de son papa « mon papa je le regarde droit
dans les yeux », ni du papa de Geoffroy : « A ton papa, je lui donnerai un coup de
poing sur le nez. »
- Il dit qu’il fait ce qu’il veut chez lui. « J’ai pas besoin de demander la permission. Si
je veux garder un chat, je le garde ! »
- Il est timide : « Il y a Eudes, qui est très fort et qui donne beaucoup de coups de
poing, mais seulement aux amis, parce qu’il est très timide. »
- Il s’autoproclame meilleur ami de Geoffroy pour que ce dernier lui paie une
glace : « le meilleur copain de Geoffroy, c’est moi, puisque nous sommes assis sur le
même banc, en classe. »
- Il se vexe facilement, d’après Nicolas.
- Il récolte le premier prix de gymnastique.
Il aime
- Donner des coups de poing sur le nez des copains.
- Donner des leçons de boxe : « C’est au nez qu’il faut taper ; tu cognes dessus, bong,
et tu as gagné ! »
- Mettre des gants de boxe pour aller à l’école : « Eudes, qui est très fort, était venu
une fois avec des gants de boxe, mais là, on l’a trouvé moins rigolo, parce qu’à la
récré il a passé son temps à taper sur nos nez. »
- Faire le cheval quand, avec ses camarades, ils jouent à Lancelot, car il est le plus
fort.
- Être capitaine d’équipe au foot car dit‐il : « Je suis le plus fort, je dois être capitaine,
et je donnerai un coup de poing sur le nez de celui qui n’est pas d’accord. », mais
aussi le chef en général : il se proclame chef de la bande des vengeurs, directeur
de la publication d’un petit journal, seul propriétaire d’un cheval blanc de cowboy.
- Raconter les exploits de son grand frère Jonas qui fait son service militaire : « Je
vous laisserai lui parler. »
Il n’aime pas
- Qu’on l’embête
- Qu’on confisque les jeux des copains. Quand le Bouillon confisque le ballon de
Geoffroy, Eudes prend la tête de la rébellion : « Eh bien, on va lui montrer qu’il n’a
pas le droit ! […] quand le Bouillon sonnera la cloche pour monter en classe, nous,
on n’ira pas. »
- La traîtrise. Il n’est pas content lorsque Geoffroy souffle une mauvaise réponse à
Nicolas : « Si on lui tombait dessus à la récré demain ? », il traite Clotaire de
« lâche » et de « traître » parce que ce dernier refusait se « s’entraîner contre les
ennemis ».
- La rivalité avec son grand frère, Jonas : « C’est lui le chouchou. Il a beau dire que
c’est moi qui fais des histoires, lui, il me tape dessus, il a le droit de rester tard pour
regarder la télé et on le laisse fumer ! »
Objets fétiches
- des gants de boxe.
Plus tard…
On peut imaginer qu’Eudes sera boxeur, mais il aimerait aussi être pilote d’avion.
Anecdotes
- La seule fois où Eudes tombe sur plus fort que lui c’est sur Djodjo, le nouvel élève
anglais : « S’il ne laisse pas son nez en place, comment voulezvous
que je me batte ?
il a crié et bing ! Djodjo a donné un coup de poing à Eudes qui l’a fait tomber assis. »
- La seule fois où Eudes a peur, c’est sur les patins de Geoffroy. « Ne me lâchez pas,
ne me lâchez pas ! » crie‐t‐il, car il ne sait pas en faire.
Apparitions remarquées
« L’insigne », Le Petit Nicolas a des ennuis
« Jonas », Le Petit Nicolas a des ennuis
« Les patins », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2

 

Rufus

 

 

Phrase culte
« L’arbitre ce sera moi parce que c’est moi qui ai le sifflet. »
Signes distinctifs
« Il a un sifflet à roulette et son papa est policier. »
- Comme Eudes, il ne se laisse pas faire, c’est l’un des plus bagarreurs. Selon sa
maman : « Le mien, il est très nerveux ».
- Le fait que son papa soit agent de police lui confère une certaine autorité sur ses
petits camarades : « Si ce n’est pas moi le capitaine, j’appelle mon papa et il vous
met tous en prison ! » ou bien « Je vais dire à mon papa de donner des tas de
contraventions à ton papa ! »
- Il se sert également du statut de son papa pour se défendre, il rappelle que son
papa est policier : « Si vous nous faites sortir, je me plaindrai à mon papa qui est
agent de police ! », mais aussi pour obtenir des services de ses copains : « Si vous
êtes gentils avec nous, je le dirai à mon papa et mon papa, il vous fera sauter les
contraventions. »
- Il est un peu menteur : « C’est dangereux de sauver quelqu’un qui se noie, comme je
l’ai fait pendant les dernières vacances. »
- C’est aussi un redresseur de torts : « Ca lui apprendra que dans la vie, ça ne paie
pas de faire le guignol. » ou « On ne se moque pas impunément de la bande des
Vengeurs ! »
- Rufus est méfiant : au jeu de la roulette ou devant les tours de magie, il répète au
moins cinq fois qu’ « il y a un truc ».
Il aime
- Se déguiser, grâce à « la panoplie d’agent de police que lui avait offerte son papa
avec le képi, les menottes, le revolver, le bâton blanc et le sifflet à roulette. »
- Jouer au foot car il est à la fois joueur et arbitre.
- Arbitrer tous les jeux, le foot comme la corrida en lançant des « Penalty !
Penalty ! »
- Collectionner les timbres.
- Jouer au gendarme et au voleur, forcément !
Il n’aime pas
- Qu’on le défie.
- Nager, car il ne sait pas. « Qui a dit que je ne savais pas nager ? a demandé Rufus, et
il est devenu tout rouge. »
- Le fait que tous les agents de police connaissent son père car il ne peut pas faire
le pitre dans la rue, comme chanter « Lalala » au lieu des vraies paroles de la
Marseillaise qu’il ignore.
- Qu’on se moque de son papa. Quand Eudes dit qu’ils auront l’air de guignols avec
un uniforme pour leur bande, Rufus réplique : « Alors, mon père, il a l’air d’un
guignol ? »
- Les chouchous en général : Agnan, comme la plupart de ses copains mais aussi
son petit frère : « Moi aussi, j’ai un petit frère et ça fait toujours des histoires. C’est
le chouchou et il a le droit de tout faire, et si je lui tape dessus, il va tout raconter à
mes parents, et puis après je suis privé de cinéma ! »
Objet fétiche
– Son sifflet à roulette, « c’est un souvenir de famille. »
Plus tard…
On peut penser que Rufus deviendra policier comme son papa et occupera son temps
libre en arbitrant des matchs de foot.
Anecdote
- C’est ce personnage qui a inspiré au comédien Jacques Narcy le choix de son
pseudonyme. Dans l’ouvrage « Ne me dites pas que les poissons meurent de soif »
(éd Actes Sud Junior, 2001), il déclare : « La vie m’envoya Rufus, celui que j’habite
encore aujourd’hui. Le très prophétique Les Aventures du Petit Nicolas, livre de
Goscinny illustré par Sempé, était posé devant moi, je l’ai interrogé comme un
oracle. Il s’est ouvert à la page Rufus. ‘Rufus est bête, faites passer’. J’ai ri. Comme
riaient les copains de classe qui se passaient ce mot sous la table. (…) Il devint le
nom du héros romanesque dont j’inventais les aventures amoureuses. (…) J’avais
décidé que j’afficherais partout mon nom et que tout le monde saurait que le seul
Rufus, c’est moi. »
Apparitions remarquées
« Rufus est malade », Le Petit Nicolas et les copains
« Les patins », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2

 

Joachim

 

 

Phrase culte
« C’est moi qui ai eu l’idée ! »
Signes distinctifs
« Il aime beaucoup jouer aux billes. Et il faut dire qu’il joue très bien ; quand il tire, bing ! il
ne rate presque jamais. »
- Il est rêveur et inventif : « Hé ! les gars, si on allait camper demain ? Amenez la
tente, on a la rivière tout près. On fera semblant, quoi ! »
- Il est gourmand ; lors de la visite de la fabrique de chocolat Joachim plonge le
bras dans la cuve remplie de chocolat !
- Il est aventurier : il entre dans la malle du prestidigitateur lors de la sortie au
cirque, il joue avec la balance devant les docteurs lors de la visite médicale.
- Il peut être très attentif et concentré : « Joachim, il ne s’occupait de personne, il
cherchait sa montre, mais il ne la trouvait toujours pas. »
- Il a très peur des vaccinations : « tu crois que c’est vrai ? » demande‐t‐il à tous les
copains pour se rassurer de la venue des docteurs.
- Il est souvent en retard, ce qui lui vaut des problèmes : « Moi, je m’en vais. Sinon,
je vais arriver en retard à la maison, et je vais encore avoir des histoires. ».
Il aime
- Lancer des boules de neige : « Il tire moins fort que Eudes mais vise mieux. »
- Citer son père pendant les jeux : « Garetoi,
eh papa ! Va donc, chauffard !
Assassin ! Vous avez vu comment je l’ai doublé, celuilà
avec sa voiture de sport ? »
- Ramener de drôles d’objets à l’école.
Il n’aime pas
- Perdre, « c’est pour cela qu’il crie. » et que ses copains le traite de « sale
tricheur ! »
- Les compositions de grammaire : Joachim « a souvent l’air embêté quand il vient à
l’école, surtout quand il y a interrogation écrite de grammaire. »
- Que son petit frère, Léonce, soit le chouchou de ses parents : « d’abord, il est
moche comme tout. »
- Qu’on insulte sa famille. Joachim a donné des tas de baffes à Clotaire parce qu’il a
dit que son petit frère avait un drôle de nom !
Objets fétiches
- ses billes
Plus tard…
Il aimerait être capitaine d’un bateau de guerre pour voyager, avoir un uniforme avec
une casquette et « des tas de galons partout ».
Anecdote
- « La maîtresse ne l’a jamais, jamais une fois félicité », sauf pour la naissance de son
petit frère Léonce !
Apparition remarquée
« Joachim a des ennuis », Le Petit Nicolas a des ennuis

 

Papa

 

 

Phrase culte
« Eh bien, eh bien ! Restons calmes. Je ne reviens pas de la guerre, mais tout simplement
d’une mauvaise journée au bureau ! »
Signes distinctifs
- Il est souvent représenté assis dans son fauteuil avec ses pantoufles, en train de
lire son journal et fumer.
- Ou en train de se fâcher.
- « Mon papa, c’est le plus gentil de tous les papas ! », « j’ai le papa le plus gentil du
monde ! » dit souvent Nicolas.
Caractère
- Il n’est pas toujours très disposé à aider son fils à faire ses devoirs, car lorsqu’il
rentre de son travail il est fatigué. Il préfère excuser son fils auprès de la
maîtresse plutôt que de l’aider ou laisser Monsieur Blédurt s’en charger !
- Il est préoccupé par l’avenir de Nicolas, il ne veut pas qu’il soit un cancre et
décide même de lui payer des cours particuliers… au grand désespoir de Nicolas !
- Il râle très souvent. Sa femme lui trouve toujours mille choses à faire : repeindre
la cuisine, emmener Nicolas au cinéma, tondre la pelouse… ce qui l’exaspère
profondément. « On me rend fou dans cette maison ! »
- Pour autant, ce n’est pas un mauvais bougre, il rechigne mais s’exécute tout de
même. Il emmène Nicolas et ses amis à la fête foraine, construit un château fort
avec des boîtes pour les amuser, va au zoo avec Nicolas et Alceste…
- Il est un peu flemmard : il repousse toujours au lendemain ce qu’il pourrait faire
le jour même. Il va même jusqu’à jeter les boîtes de conserve dans le jardin des
voisins !
- Cependant il est serviable et aime aider les autres. Il essaiera « d’apprivoiser »
son voisin, M. Courteplaque, en lui prêtant une échelle et des outils pour qu’ils
deviennent amis.
- Il a gardé une âme d’enfant. Sa femme dit : « J’ai deux enfants, mais je ne sais pas
lequel est le plus gosse des deux ! »
- Généreux, il donne de l’argent à Nicolas pour le récompenser de ses bons
résultats et le responsabiliser.
Il aime
- Être tranquille, « écoutez, les enfants, je veux me reposer tranquille », « je veux
me reposer un peu aujourd’hui, tu ne vas pas me casser les oreilles ! », « il me
semble à moi qu’un homme devrait pouvoir avoir la paix chez soi ! »
- Taquiner le voisin, M. Blédurt.
- Ensemble ils jouent au croquet ou aux dames, vont pique‐niquer, se promener
dans les bois.
- Faire des blagues. « Il a des idées terribles, papa. Avec lui, on s’amuse comme
vous ne pouvez pas savoir. »
Il n’aime pas
- Sa belle‐mère, qui le lui rend bien ! Cette dernière conteste ses méthodes
d’éducation et gâte Nicolas, elle tente de le soigner avec des piqûres et des
ventouses, lui ordonne de couper du bois ou de tondre sa pelouse !
- Que sa femme le contredise
- Que l’on crie à la maison : « Qu’est‐ce qu’il se passe ici ? On égorge quelqu’un ? »
- Que son voisin lui dise que son patron, M. Moucheboume, l’exploite et que sa
femme le mène par le bout du nez. « Oh toi, on ne t’a pas sonné ! » ; « tu rentres
dans ta tanière ou tu veux la paire de baffes que je te promets depuis
longtemps ? »
- Que l’on jette l’argent par les fenêtres. Il décide même d’aller faire le marché à la
place de sa femme. « C’est que nous, les hommes, on ne se laisse pas rouler »,
« nous allons lui apprendre à faire des économies », dit‐il à Nicolas.
Son objet fétiche
‐ Son journal
Apparition remarquée
« Le bureau de papa », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1

 

Maman

 

 

Signes distinctifs
- Elle est dessinée avec une robe/ un tablier et un petit fichu sur la tête quand elle
cuisine ou fait le ménage.
- Elle est toujours en train de s’affairer dans sa cuisine (elle fait la vaisselle, elle
prépare à manger) ou de ranger la maison.
Phrase culte
« Nicolas, viens faire ta toilette ! Cet enfant me fera mourir ! »
Caractère
- C’est évidemment la « plus chouette des mamans », d’après Nicolas.
- Fin cordon bleu, Nicolas dit qu’il mange très bien chez lui : « maman cuisine
mieux que tout le monde » :
• Plats : frites, jambon enroulé avec de la mayonnaise, poulet avec des pommes
de terre et des petits pois, rôti, soufflé, cassoulet, purée pour faire des dessins
dessus avec la fourchette, sardines, escalopes, poisson froid avec des tas de
mayonnaise, potage, canard avec des petits pois, macaronis, petites saucisses
chaudes, vol‐au‐vent, sandwichs, oeufs durs, oeufs mayonnaise, potage Saint‐
Germain.
• Desserts : brioche, flan, chocolat, gâteau au chocolat, tarte aux pommes,
compote, confiture d’oranges avec des « petits bouts de pelures d’oranges »,
pain d’épices, crème, tarte aux abricots, gâteau à la crème, salade de fruits,
crème au chocolat, tarte aux fraises, gâteau au chocolat avec de la crème…
- Elle se dispute souvent avec Papa à propos de l’éducation de Nicolas, elle ne se
sent pas toujours soutenue par son mari. « Puisque je ne compte pas, je ne dis
plus rien. »
- Elle devient polie quand elle dispute Nicolas : « Que Monsieur Nicolas aille donc
rejoindre ses amis et relations dans le terrain vague », « Je vous demande pardon
de m’être opposée aux quatre volontés de Monsieur Nicolas ! »
Elle aime
- Avoir un peu plus d’indépendance. Pour cela, elle parvient à convaincre son mari
de passer son permis de conduire.
- Bien tonton Eugène, qui la couvre de compliments.
- Partir en vacances, dans un hôtel au bord de la mer. Elle réserve d’ailleurs les
vacances à Bains‐les‐Mers, à l’hôtel Beau‐Rivage pour sa famille, alors que son
mari avait prévu une location dans le Midi, à Plage‐les‐Pins.
- Elle aimerait que son mari gagne un peu plus d’argent car il travaille beaucoup.
C’est souvent un sujet de discorde : à la place du jeu de l’oie que le patron offre à
Nicolas, « une augmentation aurait été une idée encore plus charmante ».
Elle n’aime pas
- Se disputer avec Papa, elle menace alors de retourner chez sa mère. « Maman
s’est mise à pleurer en disant qu’elle en avait assez, assez, assez. »
- Que son mari crie ou lui fasse des reproches (« je n’ai pas acheté ce poste pour
regarder des émissions de cuisine, et pourtant, tu en aurais bien besoin ! Tu
apprendrais à ne pas brûler tes macaronis, comme hier soir ! »)
- Que son mari ne soit pas d’accord avec les punitions qu’elle donne à Nicolas.
- Qu’il critique sa mère. « Laisse ma mère tranquille ! Je t’interdis de parler de ma
mère ! »
Objet fétiche
Une tarte aux pommes
Apparition remarquée
« Maman va à l’école », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1

 

Le directeur

 

 

« Il a eu une bonne idée, que la maîtresse n'a pas tellement appréciée : faire un spectacle pour la visite du ministre. »

 

Le Bouillon

 

 

Surnommé le Bouillon, mais en réalité, s’appelle Monsieur Dubon (ceci dit, même le
directeur de l’école se trompe !)
Phrases cultes
- « Regardez‐moi bien dans les yeux ».
- « Aah ! Je vous attrape ! Vous pensiez que je ne surveillais pas de là‐bas, hein ?
Mais il faut se lever de bonne heure pour m’avoir, moi ! Allons, marchez au
piquet ! »
Signes distinctifs
- Il a les poings sur les hanches pour gronder les élèves en train de vociférer : « le
Bouillon est arrivé en criant. »
- Il a une moustache et « avec lui il faut pas faire les guignols ».
- Il a été sous‐officier, sergent‐chef de tirailleurs.
- Quand il est énervé, il se passe la main dans les cheveux ou sur la figure, se frotte
la bouche avec la main, se passe la main sur le menton, se met les mains sur la
figure et s’allonge les joues et « sa moustache [bouge] dans tous les sens ».
Il appelle les élèves
« Petits vandales », « mauvaise graine », « mes gaillards », « pitre », « mon jeune ami »,
« petits sauvages », « petits misérables », « graines de bagne », « cosaques »
Caractère
- Jugé sévère par les élèves qu’il surveille.
- Malgré tout, il est un personnage sympathique : il confisque les objets des élèves
mais s’en sert… il joue à la pétanque pendant la récréation et essaie même les
patins de Geoffroy ! et des fois il peut être chouette, comme la fois où Nicolas
reste à la cantine. « Le Bouillon m’a passé la main sur les cheveux et il a fait un
gros sourire. »
- Il s’occupe des élèves : il leur apprend à défiler, il accompagne Agnan hors de la
classe lors d’une de ses crises de nerfs, il prend dans ses bras Joachim car il s’est
reçu une porte sur le nez.
Il aime
- La Corrèze, l’Ardèche où il a de la famille.
- Que les enfants soient sages pendant la récréation et jouent à des jeux
intelligents. « Pourquoi ne jouez‐vous pas à des jeux intelligents, sportifs,
vraiment distrayants ? »
- La discipline : « En rang et que je ne vous entende plus ! », « une ! deux ! »,
« silence dans les rangs ! »
Il n’aime pas
- Que les enfants se bagarrent : « Pourquoi vous battez‐vous ? Hmm ? »
- Qu’ils jouent à des jeux violents : « Pourquoi inventez‐vous toujours des jeux
brutaux et stupides ? »
- Les jeux d’argent : « le jeu est une abomination qui conduit à la ruine et à la
prison », « jeu ridicule et néfaste ».
Ses punitions
- Aller au piquet, « allez vous deux, marchez au piquet. »
- Se mettre en rang immédiatement.
- Faire des lignes :
• « Il est inadmissible de faire exploser des pétards en classe et de ne pas se
dénoncer par la suite. »
• « Je ne dois pas crier quand la cloche donnant le signal de la fin de la
récréation et de la rentrée des classes a sonné. »
- Conjuguer des verbes :
• « Je ne dois pas mentir à M. le Surveillant quand celui‐ci me pose une
question au sujet d’un objet particulièrement dangereux que j’ai introduit
clandestinement dans l’école. » (Joachim)
• « Je ne dois pas dire des absurdités pendant la récréation, ni semer le
désordre, obligeant de la sorte M. le Surveillant à intervenir. »
• « Je ne dois pas crier en classe ni proférer, sans raison, des insultes à
l’intention de mes camarades. »
• « Je ne dois pas parler dans les rangs surtout quand j’ai eu tout le temps
pendant la récréation pour raconter mes histoires. »
- Aller dans le bureau du Directeur.
- Aller en retenue.
- Donner un avertissement.
- Être renvoyé de l’école.
Les activités du Bouillon pendant la récréation
- Surveiller les élèves (quand il n’est pas là c’est Monsieur Mouchabière qui le
remplace).
- Courir après les élèves.
- Les séparer lorsqu’ils se battent.
- Les empêcher de jouer à la balle au chasseur.
- Les attraper quand ils font les guignols.
- Sonner la fin de la récré.
- Donner des idées de jeux aux élèves (« les barres » par exemple).
- Confisquer les objets apportés par les élèves (les jumelles, les patins, le ballon de
foot, la roulette de Geoffroy…).
Apparition remarquée
« Les barres », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 1

 

La maitresse

 

 

Elle n’a ni prénom ni nom, les élèves l’appellent « la maîtresse » ou « mademoiselle ».
Tenues vestimentaires
En classe :
- Elle est représentée avec un chignon et des lunettes, un nez pointu.
- Elle tient une règle.
En sortie :
- Elle porte un petit chapeau lors de la visite de la fabrique de chocolat. « La
maîtresse est arrivée, chouette comme tout, et drôlement bien habillée ; elle avait
un sac au lieu du cartable qu’elle a d’habitude. »
- Lors du pique‐nique, elle est « habillée tout en blanc, très chouette ».
Discipline
- Elle est méritante car la classe qu’elle a en charge est turbulente et les enfants
sont particulièrement dissipés. L’inspecteur lui dit : « Vous avez, je vois, quelques
ennuis avec la discipline, il faut user d’un peu de psychologie élémentaire. »
- Elle doit souvent demander le silence : « Silence, Agnan ! », « un peu de silence ! »
- Elle doit crier car les élèves sont odieux. « La maîtresse s’est mise à crier que
nous étions insupportables », « vous avez le diable au corps ! », « vous êtes
insupportables », « assez ! A vos places ! »
- Elle tire les oreilles des enfants quand ils ne sont pas sages. « Elle a lâché l’oreille
de Rufus » ou encore « elle avait bien envie de tirer les oreilles de Geoffroy ».
- Quand la maîtresse dit « vous » c’est qu’elle n’est pas contente. « Eudes, retournez
à votre place ! » ou « Cessez de faire le clown, Alceste ! », « Nicolas ! Qu’est‐ce que
vous avez à remuer et à faire le pitre ? »
- Elle doit séparer les élèves qui se battent.
- Elle est obligée de taper avec sa règle pour obtenir le calme : « la maîtresse a tapé
sur la table avec une règle », elle « a tapé avec sa règle sur la chaudière », « la
maîtresse a même été obligée de taper avec sa règle sur la table », elle « a donné
des grands coups de règle contre les tuyaux », « la maîtresse a dû taper avec sa
règle sur son bureau plusieurs fois ».
La maîtresse est excédée…
- Elle doit souvent faire les gros yeux : « elle était toute rouge avec de gros yeux. »
- « Elle s’est frappé le front avec la main. »
- « La maîtresse a levé les bras. »
- « La maîtresse s’est passé la main sur la figure. »
- « Elle a l’air fatiguée ces jours‐ci », « je la trouve nerveuse, ces derniers temps, la
maîtresse. »
- « La maîtresse s’est fâchée ».
Mais la maîtresse, elle est chouette !
- Elle est très appréciée des enfants, « la maîtresse a été vraiment chouette », « ce
qu’elle peut être chouette la maîtresse, tout de même » ou bien « comme on
l’aime bien, la maîtresse, on lui a promis tout ce qu’elle a voulu. »
- Elle est jolie, « elle est presque aussi jolie que maman. »
- Même si ses élèves lui donnent du fil à retordre, elle se félicite de leur attitude
devant le directeur et les parents d’élèves : « Vos enfants ont fait ce mois‐ci un
réel effort, aussi bien dans leur travail que dans leur conduite. »
- Elle aime bien ses élèves et ne veut pas leur attirer d’ennuis. Lors de la visite des
parents dans la classe, elle dit aux élèves : « Si vous promettez d’être sages, je ne
vous interrogerai pas pendant que vos parents seront là, pour ne pas vous faire
honte devant eux », « si vous êtes très sages, je lèverai toutes les punitions » ou
encore : « j’essaierai d’arranger ça », dit‐elle quand Alceste est renvoyé.
- Elle prend soin d’eux : elle passe de l’eau sur le visage d’Agnan pour le calmer lors
d’une crise : « elle l’a consolé, l’a mouché, l’a repeigné », elle ne fait pas faire la
dictée à Clotaire qui s’est cassé le bras : « Non, mon petit, pas toi, bien sûr ;
repose‐toi. »
- Les bêtises de ses élèves la font souvent rire, « la maîtresse, j’ai vu qu’elle se
forçait pour ne pas rigoler ; ça lui arrive quelquefois et elle est très jolie quand
elle fait ça ».
- Nicolas dit qu’elle est « toujours embêtée » pour eux quand vient le directeur, elle
a même « l’air triste » lors de la remise des carnets.
- Elle leur fait plaisir aussi :
• « Vous avez été très sages ; en récompense, ce n’est pas la peine de faire le
problème. »
• Elle les emmène en sortie faire un pique‐nique pour leurs bonnes notes en
histoire.
• Elle leur apprend à faire un lapin en pâte à modeler car les élèves ont été
très sages.
Punitions
- Être mis en retenue le jeudi.
- Sortir, « en attendant, sortez ! »
- Rester après la classe.
- Aller au piquet ou au coin.
- Avoir un zéro pointé.
- Être privé de récréation.
- Être envoyé chez le directeur. Comme la fois où elle a renvoyé Clotaire car il avait
écrit un mot d’excuses à la place de ses parents.
- Faire des lignes : « Je ne dois pas battre un camarade qui ne me cherche pas noise
et qui porte des lunettes. » (Alceste), « je ne dois pas faire le clown en classe et
dissiper mes camarades en les empêchant de travailler » ( Geoffroy)
- Conjuguer un verbe :
• « Je ne dois pas refuser de céder ma place à un camarade qui a renversé
sur sa chemise une tartine de confiture. » (Eudes)
• « Je ne dois pas prendre prétexte des crayons de couleur pour interrompre
le cours et semer le désordre dans la classe » (toute la classe)
• « Je ne dois pas faire semblant d’être malade pour essayer d’avoir une
excuse afin d’être dispensé de faire mon problème d’arithmétique »
(Clotaire)
• « Je dois faire bien attention en traversant les rues et veiller à ce que le
passage soit libre, et ne pas m’engager sur la chaussée en courant
étourdiment. » (Maixent)
• « Je dois être attentif en classe, au lieu de me distraire en y faisant des
niaiseries, car je suis à l’école pour m’instruire et non pas pour me dissiper
ou m’amuser » (Clotaire et Maixent)
• « Je ne dois pas apporter des nez en carton en classe d’histoire, dans le but
de faire le pitre et de dissiper mes camarades. » (Nicolas)
Devoirs
- Rédactions : « l’amitié, décrivez votre meilleur ami », « ce que je ferai plus tard ».
- Problèmes d’arithmétique très compliqués. « C’était un problème terrible » ou
encore « la maîtresse nous avait donné pour demain un problème d’arithmétique
drôlement difficile ». Problèmes récurrents : un fermier qui a des tas de poules,
des trains qui se croisent, une baignoire qui fuit.
- Devoirs de géographie : « La Seine et ses affluents », les départements et leurs
chefs‐lieux, les affluents de la Loire.
- Dictée. « La dictée était terrible avec des tas de mots comme chrysanthème où on
a tous fait des fautes. »
- Classe de dessin : « vous allez dessiner cette pomme. »
- Atelier pâte à modeler. Elle leur apprend comment faire un lapin avec de grandes
oreilles.
- Fables, Le Corbeau et le Renard.
- Histoire : Charlemagne « avec le coup de Roland et son épée qui casse pas »,
quand la France « était pleine de gaulois ».
- Leçon sur le Code de la route.
- Leçon de choses.
Activités extrascolaires
- Séance de cinéma organisée par Monsieur Bouffidon.
- Visite de la fabrique de chocolat Grouillot.
- Pique‐nique à la campagne, avec repas fourni par l’école, en récompense des bons
résultats des élèves à la composition d’histoire.
- Jouer une pièce de théâtre « Le Petit Poucet » et « Le Chat Botté ».
- Visite du « musée de peintures ».
- Tombola.
Cadeaux
- Les élèves lui ont acheté une statue de boy‐scouts qu’elle trouve horrible à la
grande déception des enfants.
- Elle reçoit également 14 stylos et 8 poudriers, le jour de la remise des prix.
Anecdote
La seule fois où la maîtresse joue avec ses élèves, c’est lors du pique‐nique, ensemble ils
jouent à cache‐cache.
Apparition remarquée
« On a visité le chocolat », Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2

 

  • Il n'y a pas encore de commentaire.

Tout savoir sur Le petit Nicolas